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| Effondrement dakar du 20/08/08 |
| Posté le 19/05/2010 | 08h21 GMT - Mis à jour le 21/05/2010 | 05h36 GMT |
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C’est avec consternation et tristesse que j’ai appris un sinistre dû à un effondrement de construction à Yoff. C’est une nouvelle interpellation d’une situation récurrente dans notre pays qui me laisse presque sans voix. Depuis 1972 que je suis l’évolution des sinistres de bâtiments avec ou sans morts d’hommes au Sénégal, les réactions se suivent et se ressemblent ,dans la réaction des autorités , de ceux qui traitent l’information et de nous autres praticiens : Indignation des autorités avec du plus jamais ça, débat autour d’experts et de grands titres de presse à la une. Et quelques jours après , comme il en était du bateau « le Joola » on passe à autre chose. On peut se dire alors s’il en est ainsi à quoi bon d’en écrire, de s’en émouvoir. Mais ce serait une démission et je ne suis pas de cette catégorie, c’est pourquoi je reprends l’exercice de la répétition en partant du principe que la répétition est pédagogique tout en espérant qu’un jour arrivera ,nous serons suffisamment secoués pour qu’une volonté politique supérieure nous viendra en aide au nom de « la raison d’Etat de protéger les personnes et les biens ».En quoi faisant ? En considérant d’abord que la construction est une affaire de spécialiste et que cela soit entendu pour tous et se faire entendre à tous. Au delà de l’application des normes de construction qui ne peut avoir de sens que par rapport à un sachant, n’importe qui ne peut se prévaloir d’être un entrepreneur de construction au delà de la liberté d’entreprendre. Aucun entrepreneur ne peut se prévaloir entreprise agréée du seul fait qu’une agence d’exécution lui fait faire un chantier et à l’inverse aucune agence d’exécution ne peut s’octroyer le droit de donner un quitus à un entrepreneur d’exercer. Il y a une telle inversion et confusion des rôles aujourd’hui qui fait que la source du mal est très profonde pour qu’on puisse la résoudre dans un débat de radio ou un article de presse. J’en appelle alors comme d’habitude à la réflexion profonde sur la moralisation du secteur de la construction .L’essentiel des textes réglementaires et administratives existent , soit pour construire , soit pour organiser les acteurs. C’est un secteur noble au sens propre du terme qui ne cesse de défier la nature pour le bien de l’humanité. C’est un secteur de croissance dont on se sert quand on veut relancer une économie. Faisons en sorte qu’on ait une autre image de ce secteur que par des immeubles qui tombent en comptant des morts. Rappelons que ces morts sont souvent des innocents qui ne peuvent même pas imaginer le risque qu’il encourt :c’est souvent l’ouvrier ignorant tout le fonctionnement d’une structure pour se rendre compte qu’il peut être victime de son geste, c’est le citoyen qui après une journée de dure labeur se repose sous un toit dont il croit être sa meilleur protection ou peut être cet épargnant de plusieurs années de travail qui croit avoir mis à l’abris sa famille, etc. L’Etat comme nous tous acteurs nous avons la responsabilité de la sécurité des personnes et de leur bien. Nous pouvons faire quelque chose. Cela est du possible, je le confirme.
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PS:
Allé diouf dg cabinet de contrôle et de conseil (SSIC) En formation complémentaire au Japon
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