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Qu'est ce qui fait courir vers la Chine?(2ème partie)
Posté le 19/05/2010 | 08h43 GMT - Mis à jour le 21/05/2010 | 05h36 GMT
 
Qui court vers la Chine ?
En Chine, le secteur de la construction est très réglementé et soumis à un système de qualification  très stricte, sachant que c'est une des meilleures façon de faire profiter le secteur de la construction à l'économie. Dans un tel environnement, la fréquence des acteurs du  bâtiment et des travaux publics doit être profitable, et quelques exemples permettent de l'illustrer.

Le fait qu'un ingénieur constate  des matériaux et équipements construits sur place, estampillés logo de la norme américaine « ASTM », destination USA,  est très significatif car étant le résultat d'une politique de partenariat et de transfert de technologie. Dans le secteur de l’eau, le changement de fournisseur européen vers un fournisseur chinois, apportant toute la justification de tous les critères qualitatifs, a permis de gagner un marché que l'entreprise locale n'aurait jamais dû gagner si ce choix n'était pas fait.

Le groupement d'une entreprise locale avec une entreprise chinoise dans le domaine des travaux publics a permis  d'économiser plus d'une dizaine de milliards de nos francs, du seul fait de la compétitivité du partenariat.

Aujourd’hui l’entreprise chinoise est présente dans la majeure partie des grands travaux  au SENEGAL soit en partenariat, soit seul. Les entreprises chinoises ont réalisé en 2003 plus de quatre millions cinq cent milles Euros de chiffres d’affaires à l’étranger. Notre vision à sens unique du fait de notre passé coloniale, nous donnait l’impression que tout ce qui ne venait pas d’Europe n’était pas de bonne qualité. Mais en analysant l’importance de la sous-traitance en Chine, du fait des pays les plus développés et comme premier partenaire l’Allemagne , nous devons prendre conscience  que notre partenariat avec la chine doit être le fait d’acteurs bien structurés  et bien organisés pour mieux nous profiter. La barrière normative ne manquera pas de créer des blocages mais scientifiquement en accord avec les ingénieurs et les autorités chinoises, nous pourrons trouver des similarités. Un ingénieur sénégalais et pas des moindres en fin de carrière, après une visite en Chine  avoue avec sincérité que s’il avait dix ans de moins il resterait en Chine au moins un an  pour apprendre à travailler à cause de la majesté et de la grandeur des ouvrages qui sont réalisés  et qui ne souffrent d’aucun problème de normes. Ceux qui sont dans le secteur de l’eau en rajoutent en disant qu’ils n’ont jamais vu, ni entendu des canalisations en fuite ou qui cèdent.

Cette approche Chine nouvelle procède de toute une organisation interne, une volonté politique, un engagement par patriotisme de tout un peuple. L’homme d’affaires qui entre en Chine est fasciné par le développement chinois par des actes simples  :une organisation à tout point de vue qui attirent l’attention, une discipline qui inspire le respect, une modestie à vous couper le souffle, une alimentation d’origine, un niveau de formation des cadres élevé. Ceux qui courent vers la Chine ont l’impression d’avoir raté quelque chose chez eux, parce que convaincu que le  développement est à notre portée. Ceux qui nous aident pour sortir du sous-développement, ne doivent pas nous fermer dans une logique de cahiers de charges avec des critères exclusifs de chiffres d’affaires ou de fournisseurs obligatoires d’origine bailleurs. Ces infrastructures et les travaux publics sont vus comme un moyen de doper la croissance et l’un des meilleurs moyens de lutte contre la pauvreté du fait de leur capacité  d’absorber un grand nombre de main d’œuvres qualifiées ou peu qualifiées, favorisant l’activité économique des zones urbaines, périurbaines voire rurales. Tout doit être mis en œuvre  pour  maîtriser les coûts et favoriser un partenariat approprié. Pour cela, la Chine est un bon exemple soutenu par un esprit gagant-gagnant (win-win).

En revisitant l’histoire entre le seizième siècle et le dix huitième siècle où la Chine dominait le monde du commerce, on est en droit de se demander si elle ne reprend pas naturellement sa place . L’AFRIQUE DOIT S’INSPIRER DE LA CHINE. « Allez chercher la science ne fût-ce qu’en Chine », parole divine, ne peut être de vains mots.

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