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| Je suis un entrepreneur :un délit constant |
| Posté le 17/05/2010 | 08h15 GMT - Mis à jour le 19/05/2010 | 07h49 GMT |
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Avec l’avènement des GIE, des chefs d’équipe, des contremaîtres, des ouvriers qualifiés et souvent des élus locaux sont devenus des chefs d’entreprises dans le domaine des bâtiments et des travaux publics. Il en est de même de beaucoup de retraités dont leur activité de base n’était pas dans ce secteur. Pour tout observateur non averti, on a l’impression que le métier d’entrepreneur de bâtiment et des travaux publics est le plus facile et le plus accessible. Un facteur semble favoriser un tel phénomène à savoir « les relations ».Comme disait l’autre, la réponse à la question « qui connais-tu » peut constituer un déclic dans la réussite d’une activité au détriment de la compétence intrinsèque source de progrès. Le développement de ce phénomène a eu pour conséquence une baisse des prix et les entreprises pour survivre suivent cette logique de baisse et utilisent ces structures informelles et légères en pratiquant une sous-traitance de très grande envergure au détriment de l’embauche de jeunes diplômés. Si certains ouvrages de grande importance échappent à première vue aux conséquences d’une telle désorganisation, il n’en demeure pas moins que certains privés ou administratifs en pâtissent (retard considérable dans la livraison des ouvrages, effondrement d’immeubles en cours de construction, contentieux qui ne cessent de se développer etc..). Nombreux sont ces PME où il n’y a que des ouvriers exclusivement comme personnel et d’autres qui constituent leur équipe d’intervention qu’après adjudication du marché. A côté de ceux là il y a ces éternels sous traitants qui gagnent juste de quoi survivre, qui n’ont aucun espoir de développement du fait de la modicité des marges. Tout ceci participe à la désorganisation d’un secteur de compétences diverses et variées. Et la meilleure façon de favoriser l’impact du secteur du bâtiment et des travaux publics dans la formation du PIB est l’organisation du secteur et une meilleure répartition des ressources. Parce que dans un tel contexte, apparaissent des critères de choix naturels de qualification pour pouvoir participer aux appels d’offres, de compétence pour la réalisation des travaux ou de la production de services. Cette absence d’organisation a des conséquences très graves sur notre économie (pertes fiscales, chômage de jeunes diplômés ou mal payés s’ils arrivent à trouver du travail, ralentissement de l’investissement dans les PME etc.).Peut être quand au niveau de l’Etat lorsque tous les Ministères chargés du BTP réussiront une plus grande complémentarité, en intégrant de multiples agences d’exécution, il y aura une synergie qui favorisera la prise de décision vers une meilleur organisation d’un secteur à forte croissance ou de valeur ajoutée. Dans tous les cas, il y a une chose qui est constante, les acteurs du BTP maîtrisent parfaitement le sujet et des propositions claires existent pour assainir l’environnement du secteur. Qu’est ce qui manque donc aujourd’hui pour faire la synthèse de toutes ces recommandations et passer à leur application même si c’est par étape.
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