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| Qui doit ? Qui ne doit pas ? |
| Posté le 19/05/2010 | 07h58 GMT |
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Le monde du bâtiment et des travaux publics est caractérisé par la multiplicité des professions impliquées dans l'acte de construire. C'est en effet dans le domaine de la construction que les tâches sont les plus diversifiées et les plus imbriquées et par voie de conséquence, savoir les limites de chaque intervenant permet de minimiser les contentieux et les désordres. Sans renter dans la chaîne de production des travaux, nous nous limitons à un niveau beaucoup plus conceptuel et organisationnel qu’au niveau travaux proprement dits. Le principal acteur, dans tout projet, est le maître de l’ouvrage. S'il n'est pas professionnel en la matière ou si ses structures ne lui permettent pas de suivre les opérations, il doit déléguer tout ou partie de ses fonctions.
Le dossier de construction, "bon pour exécution", doit comporter - le contrat de l'architecte et les plans d'exécution architecturaux -le contrat ou offre validée du laboratoire de sol agréé par les autorités, du fait de la lourde responsabilité qui pèse sur lui car ses résultats confirment la constructibilité du terrain ou les conditions requises -les plans d"exécution de structure, de plomberie, d'électricité établis par des cabinets identifiés, bien structurés, capables de répondre à la demande avec toutes les garanties nécessaires -le contrat de l'entreprise adjudicataire avec une exigence de validation de ses sous-traitants -le contrat d'assurance tout risque chantier d'une compagnie d'assurance agréée par les autorités. La base de réussite d’un projet réside dans la constitution du dossier de construction qui, à première vue, paraît sans problème. Mais l'analyse des " NE DOIT PAS " permet d'apprécier la difficulté d'arriver à un tel schéma dans un environnement professionnel désorganisé.
On ne doit pas commander une étude de sol à un laboratoire d'étude spécialisé après l'adjudication du marché et la signature de l'ordre de service de démarrage des travaux qui fixe le délai; ni après adjudication du marché de contrôle technique. On ne doit commander une étude architecturale à une personne, fût-elle un ancien d'un cabinet d'architecte sans prendre la précaution de vérifier qu’elle est bien inscrite dans l'ordre des architectes. On ne doit pas confier une étude technique à un ancien d'un cabinet d'étude technique du seul fait de la crédibilité de ce cabinet, sans connaître la réelle fonction de cet « ancien » . On ne doit pas autoriser le démarrage d'un projet sans que les plans d'exécution ne soient justifiés par des documents techniques bien élaborés, seuls garants de la qualité des plans d'exécution à mettre en œuvre. On ne doit pas autoriser l'entreprise à choisir librement son « cabinet de contrôle » pour des besoins d'indépendance de ce métier et de la défense des intérêts du maître d'ouvrage. On ne doit pas, dans l'analyse des offres, exclure une demande de reprise de cotation sur certains postes dont les choix techniques paraissent onéreux. Bien que la notion de moins-disant n'ait de sens qu'à qualité égale,une bonne analyse d'offre conduit souvent à un prix optimal en dessous du moins-disant.
La qualité d'un dossier de construction est la principale garantie de la réussite d'un projet.
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